Ce que j’aurais aimé savoir
Retour sur mon passé

Épargner pour la retraite n’est pas toujours facile et ne se fait pas du jour au lendemain. Nous avons bavardé avec plusieurs membres de la génération X (35-39 ans) pour savoir comment ils auraient épargné différemment pour leur retraite quand ils étaient plus jeunes. Voici leurs confidences.

« J’aurais aimé adhérer à mon régime de retraite quand c’était possible. »

À 23 ans, mon emploi est devenu permanent, après 3 ans de travail sous contrat. Quand je travaillais sous contrat, on m’a offert l’option d’adhérer au régime de retraite offert par mon employeur, mais je n’estimais pas, à l’époque, que c’était important de cotiser à mon régime de retraite. Je voulais seulement rembourser ma dette d’étudiant. Quelques années plus tard, j’ai compris que cette décision retarderait mon départ en retraite et j’ai décidé de racheter le droit à pension que j’avais laissé passer quand j’étais sous contrat. Maintenant, cinq ans plus tard, je n’ai pas fini de racheter ce droit de pension et cela me coûte beaucoup plus cher que si j’avais adhéré au régime de retraite dès le début. Si je pouvais changer cela, je reviendrais en arrière pour adhérer à mon régime de retraite le plus tôt possible.

« J’aurais aimé épargner pour la retraite pendant que je remboursais ma dette d’étudiant. »

À 25 ans, j’ai obtenu mon premier emploi à temps plein et j’étais tellement content de pouvoir commencer à rembourser ma dette d’étudiant. J’y consacrais la majeure partie de chaque chèque de paye, sans exception. J’aurais aimé ne pas faire tout à fait cela. J’aurais dû épargner plus pour ma retraite en ouvrant un REER. J’étais tellement déterminé à éliminer ma dette d’étudiant que je ne réfléchissais pas à mon avenir. Si je pouvais revenir en arrière, je ne paierais que le remboursement mensuel obligatoire de ma dette d’étudiant et je mettrais de côté au moins 10 p. cent de mon chèque de paye dans un REER. En faisant cela, j’aurais remboursé ma dette d’étudiant tout en investissant dans mon avenir.

« J’aurais aimé me payer en premier. »

À 24 ans, je travaillais beaucoup, mais j’économisais très peu. Je pensais que j’épargnerais ce qui me resterait à la fin du mois. Mais, le moment venu, il ne me restait pas grand-chose. Des années plus tard, j’ai entendu une collègue dire « épargne d’abord et dépense après ». Elle entendait par là qu’il fallait programmer des retenues automatiques sur ma paye pour les mettre immédiatement de côté dans un compte d’épargne. En faisant cela, j’aurais fait passer mon avenir en premier. J’ai trouvé que c’était une idée de génie et j’ai commencé par mettre de côté 5 p. cent de ma paye bimensuelle. En avançant dans ma carrière, j’ai réalisé que je pouvais épargner plus et j’ai donc fait passer cette retenue automatique à 10 p. cent. Mon épargne est maintenant beaucoup plus importante, sans même avoir y penser et, de plus, je me sens beaucoup mieux et moins stressé. J’aurais aimé programmer des transferts automatiques de mon chèque de paye à mon REER plus tôt et ne pas attendre jusqu’à la fin du mois pour épargner ce qui me restait.

« J’aurais aimé rencontrer mon conseiller en planification financière plus tôt. »

Quand j’avais une vingtaine d’années, je pensais savoir pas mal de choses sur les placements, mais je ne savais pas par où commencer. Cela m’inquiétait, mais je savais que si j’investissais, ce serait pour ma retraite. J’en ai parlé à ma famille et cela a ajouté à ma confusion; de plus, mes amis ne se préoccupaient pas autant que moi de leur épargne-retraite. J’ai fini par poser des questions à mes collègues de travail, et l’une de mes collègues m’a dit que son père était un conseiller en planification financière, spécialiste des pensions, et qu’il pourrait probablement m’aider. J’ai rencontré son père qui était exactement la personne dont j’avais besoin. Je lui ai parlé de mes buts et j’ai compris que, malgré ce que je savais, il y avait beaucoup plus de choses que je ne savais pas. Nous avons créé ensemble un plan qui comportait l’ouverture d’un REER. J’aurais aimé le rencontrer plus tôt, ce qui m’aurait permis d’économiser beaucoup plus, mais je ne savais rien du rôle d’un conseiller en planification financière ni de l’aide qu’il pourrait m’apporter.

« J’aurais aimé ne pas laisser passer l’argent qui m’était offert. »

Quand j’avais presque 30 ans, j’ai décroché mon premier emploi à temps plein, ou comme l’a dit ma mère, un « vrai boulot ». L’employeur m’a offert un régime d’épargne-retraite avec doublement des cotisations. En d’autres termes, si je cotisais à mon régime d’épargne-retraite, ma société verserait la même cotisation jusqu’à concurrence de 8 p. cent de mon salaire. J’ai décidé d’y adhérer, mais en limitant ma cotisation au strict minimum. Je trouvais que, bien qu’en n’épargnant que 2 p. cent de mon salaire, j’avais quand même une épargne-retraite, contrairement à un grand nombre de mes amis qui n’avaient rien. J’aurais aimé épargner plus, rétrospectivement. Ma société était prête à doubler ma cotisation jusqu’à concurrence de 8 p. cent de mon salaire et j’aurais aimé en bénéficier. Cela semble stupide de ne pas l’avoir fait, d’autant plus que cela aurait été de l’argent « gratuit » provenant de ma société.

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